mercredi 14 mai 2008
Le sable de la mouvance
parce que certaines enfances
sont comme des îles
naufragées
par l'amer

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ces e-cris sur le sable
comme des paroles
rejetées à la mer
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Texte intégral chez : Cribas - Le sable de la mouvance.
Photos avril 2008 Grau-du-roi et Palavas
Dernière photo cliquable .
vendredi 9 mai 2008
Les enfances
des homo sapiens sapiens sapiens sapiens sapiens
se suivent et ne se ressemblent pas
dimanche 4 mai 2008
Si mes souvenirs sont bons...
...ils deviendront des rêves
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Les dauphins ne se "dressent" pas
Ils apprennent un numéro en deux minutes
Puis ils l'exécutent
dans le respect mutuel
ou non
si le partenaire leur manque de respect...
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Avant la séparation ,
le dauphin est allé dans les palétuviers
cueillir une "fleur"
en cadeau d'adieu pour Alice
Pas question d'imaginer
un voyage retour vers la France
sans la "fleur" dans sa valise !
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"Alice (lui dit le moniteur)
il est très rare qu'un dauphin rougisse
Ils le font lrsqu'ils sont très contents !"
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Instant magique
Entre Alice et le dauphin
l'eau ébauche
un large sourire ...
Alice abandonne ses ambitions
d'être un jour
coiffeuse , vétérinaire ou chanteuse
Elle veut faire plus tard
un travail avec les dauphins ...
mardi 29 avril 2008
Retour effréné
avec un avant-goût de l'été au fond du palais
un goût du sel marin là au fond de son jute
un arrière-goût bientôt au fond du saladier
qui gratte aïe une pointe de Méditerranée ...
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jeudi 17 avril 2008
Départ sans paroles
A très bientôt ...
lundi 14 avril 2008
"L'observation a rencontré les ruines du silence..."
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tous ces gens de passage
devant cet arrêtoir de façade,
savent-ils au moins l'illusion ?
savent-ils ce qu'il sait lui
tout ravalé de blanc ?
"On ne sait jamais où s'arrête ce qui ronge. "
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"Et le même monde s’enivre
Et le même monde a le cœur entier
Et le même monde sans pitié
Et le même monde à lire
Et le même monde s’enivre
Et le même monde a le cœur entier
Et le même monde sans pitié
Et le même monde à lire.
Et le même monde s’enivre
Et le même monde à priver
Et le même monde sans pitié
Et le même monde à lire."
"..." : extraits de
Cribas 13.04.2008
mercredi 9 avril 2008
L'Abel bête ...
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C'est l'histoire d'un mec
Qui à force de tristesse
A réussi avec l'âge
A goudronner les nuages
Il pleut du macadam
Dans ses grands yeux
Et le regard des dames
Il en fait son essieu

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C'est l'histoire d'un mec
Qui à force de tristesse
A réussi avec l'âge
A goudronner les nuages
Il pleut du macadam
Dans ses grands yeux
Et le regard des dames
Il en fait son essieu
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D'après Roman Kendar alias Cribas
"dans la peau de l'homme au parfum"
Un mec comme lui
Il n'y en a Caïn ....

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samedi 5 avril 2008
Haché menu déroulant
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Il y avait des sourires pourtant
Des mains qui parlaient
Des chevelures qui se pâmaient
Et mon regard dans le vent
Il y avait des débats
Des ébats un peu aussi
Des paupières rabattues
A l’amour comme à la guerre
En pleine rue.
Des corps pour la France
Des économies de marchant
Des aveux et des sorts.
Des visages glacés
Des pas vides
Des enfants à deux bouilles
Sans aucune ride encore.
Il y avait mes sourcils
A peine audibles
Mes hurlements à l’écart
En silences à la suite.
A la ville comme à la mer
Il y avait,
Un peu de tout un peu de serre,
Des yeux rouges
Et des gens bariolés.
Il y avait la franchise
Au piquet,
Vive comme nos pieds
Punis puants
Entament les montagnes
Dans l’aveuglement
D’une avalanche prise au bagne.
Il y avait des récits pissés,
Des jambes perdues
Et de mauvaise facture.
Il y avait des routes
Sur la scène lyrique,
Des arrêts pressés
Et des stops au galop.


L’avenir est grandiose
Dans les gares médiavales
Des barbares aux salades roses
Entre les labiales.
Le futur est succinct
Dans le hasard menu
D’un haché commun
Au sel de la rue.
Cribas
(Deux mille pieux sous les rails)
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Texte intégral de Cribas ,
encore un texte qui me transporte ,
proposé ici en correspondance pour ...un transport en commun
Photos prises dans une station de métro de la ligne 5
retouchées Photofiltre
vendredi 28 mars 2008
C...peint
Dans le silence
il laisse s'accomplir la magie
de ses mains ...
... sur l'azerty
Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n'voient rien

Il y a des matins, où c’est définitivement dimanche.
Il y a des matins comme ça.
Où le peintre, odalisque de ses fresques,
s’enlucide et sent que ses couleurs sont plus pingres,
qu’Ingres

On est bon nombre à s’immerger
dans la sueur de notre petit cœur.
On est parfois l’ombre de notre bandit de grand
destin de cœur.
.
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.
On peint. Sur son âme. Au marker.
On feint. On s’arme. De pleurs.
On craint. On alarme. Candeur.
.
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Il y des matins, où définitivement,
on ne trouve personne dans ses manches.
Il y a des matins comme ça.
Où le poète contemple son pauvre joujou,
puis enfile ses mains dans des bas de laine.
Il moufle son horreur et ses sens le démultiplient.
.
.
.
Il peint. De son âme. Au marker.
Il feint. Il s’arme. De pleurs.
Il craint. Il alarme. Candeur.
.
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Il y a des matins comme ça, où c’est définitivement l’horreur.
On n’imprime plus rien.
On va se retrouver en hp.
Et Nerval qui se pend à sa grille de mots croisés.
.
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.
Il pend. A son âme. Haute ardeur.
Il fin. Il désarme. Ses pleurs.
Il brin. Il carde. Sa douleur.
.
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Il y a des mutins comme ça, le dimanche.
On peint, on écrit,
on fait du roller ou on joue du marker.
.
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On artistique sa vie...
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On est parfois plus sombre que lumière.
Il y a des matins, où c’est définitivement dimanche.
Il y a des matins comme ça.
Où le peintre, odalisque de ses fresques,
s’enlucide et sent que ses couleurs sont plus pingres,
qu’Ingres.
On est parfois bien sombre, à la lueur de sa petite œuvre.
On est bon nombre à s’immerger dans la sueur de notre petit cœur.
On est parfois l’ombre de notre bandit de grand destin de cœur.
On peint. Sur son âme. Au marker.
On feint. On s’arme. De pleurs.
On craint. On alarme. Candeur.
On est parfois plus con que la rumeur.
Il y des matins, où définitivement, on ne trouve personne dans ses manches.
Il y a des matins comme ça.
Où le poète contemple son pauvre joujou, puis enfile ses mains dans des bas de laine.
Il moufle son horreur et ses sens le démultiplient.
Il peint. De son âme. Au marker.
Il feint. Il s’arme. De pleurs.
Il craint. Il alarme. Candeur.
On est parfois plus fou que la douleur.
Il y a des matins comme ça, où c’est définitivement l’horreur.
On n’imprime plus rien.
On va se retrouver en hp.
Et Nerval qui se pend à sa grille de mots croisés.
Il pend. A son âme. Haute ardeur.
Il fin. Il désarme. Ses pleurs.
Il brin. Il carde. Sa douleur.
On est parfois plus onde que parterre.
Il y a des mutins comme ça, le dimanche.
On peint, on écrit,
on fait du roller ou on joue du marker.
On artiste. On astique sa vie !
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Le texte est .....indélébile...souple et intense ... je reste là à le lire et à le relire -même si je le connais par coeur- frappée d'"étonnement" au sens premier du terme , comme on ne l'est que devant une oeuvre d'art ...
Les photos ont été prises à la basilique Saint-Hilaire à Poitiers en mars 2008 et au parc de Bercy il y a un an à la "Demeure".
Echos-système
Lorsque
touchée-coulée
Lorsque
le coeur trop lourd
tire le navire
vers les abysses

lorsque je ne sais plus nager
à peine respirer
je sonde
mais je sais à deux pas d'ici
des mots pour tous les maux
capables
de remettre à flot
tous mes bateaux
et je me laisse remonter
...en aveugle...
...par Paliers...

"Il s’est jeté avec l’ancre et le lest
Il remonte la chaîne d’où il touche le fond


Maillons incrustés de crustacés
Défauts des algues dans l’eau
Emmaillotées et sans maillots
À une chaîne autrefois lisse et rêvassée

Il s’est jeté avec l’encre et le reste
Il refond le thème qui le tourne en rond

Se hisser jusqu’au navire délesté
Avec des algues pleins les yeux

Mais le soleil sous l’eau surfacée
Éclaire et transperce plus qu’un dieu.

Il remonte pour l’encre et un zest
Ne pas toucher le fond avec le lest ."

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Et parce que ce texte
est rangé
dans mes inlassables,
et qu'à mon avis
il mérite son intégrité
et non d'être
par une mer démonté,
le voici,
en entier,
livré
à votre imaginaire à vous
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Paliers en aveugle
Il s’est jeté avec l’ancre et le lest
Il remonte la chaîne d’où il touche le fond
Maillons incrustés de crustacés
Défauts des algues dans l’eau
Emmaillotées et sans maillots
À une chaîne autrefois lisse et rêvassée
Il s’est jeté avec l’encre et le reste
Il refond le thème qui le tourne en rond
Se hisser jusqu’au navire délesté
Avec des algues pleins les yeux
Mais le soleil sous l’eau surfacée
Éclaire et transperce plus qu’un dieu.
Il remonte pour l’encre et un zest
Ne pas toucher le fond avec le lest .
Cribas (Sur Brisdedebris)
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Je flotte...la vie...est une mer tranquille...
Photos prises au Grand Palais à l'exposition Monumenta d'Anselm Kiefer
lundi 24 mars 2008
Longtemps j'ai cru ...
...que le beurre de missel
que le beurre demi-sel
...que c'était le missel
qui donnait sa couleur
au beurre...
Ce n'est pas la faute à Voltaire ,
c'est la faute à ma grand'mère
qui avait un missel
que je caressais du doigt du regard
à livre fermé...
que je feuilletais
juste pour le bruit des feuilles
si fines
couvertes de mots
mystérieux
que je ne comprenais pas
à livre ouvert...
Ce n'est pas la faute à Voltaire
c'est la faute à mon grand'père
qui avait une balance
où il pesait le sel
où je dépose aujourd'hui
un peu de visible
qui ne pèse
rien
une libellule
des immortelles
et tout l'invisible
qui pèse
tant
des souvenirs
de l'avenir
tous mes secrets
...
Longtemps j'ai cru
c'était avant
je n'y crois plus
pourtant
...
"Quand j'y pense , le temps qui passe.
J’ai l’âge d’un pingouin transformé en singe.
Et que dire encore de branche en branche ?
Tout ceci est bien étrange.
Tout ce qu’on a cru est à peine croyable.
Alors on change d’idée, et on se rend compte
du vide dans lequel on s’est baigné
toutes ces années.
Plus rien.
La mer est vide...
Quand j’y pense, le temps qui passe.
Et tout ce que je ne me dépense pas,
le temps qui me dépasse...
Quand j’y gis, ce siècle qui me pense.
Parti de rien, j’ai normalement foncé vers nulle part.
Et mes d’ailleurs me le rendent bien...
Quand j’y pense, le temps qui passe.
Même pas honte.
Même pas un genou tordu !
Mais peur de mourir,
comme toujours,
comme tout le monde
et comme l’amour !...
Tout est haine, colère, rage, suspendues à ma croix.
L’amour, celui qui se fait mou
comme un bol tremblant de lait maternel,
est pour moi une situation insalubre.
Ce que j’aime,
c’est qu’on retire dans un embrun d’admiration,
les flèches et les clous de mon corps meurtri.
Comme c’était con quand j’y pense,
de devenir Jésus en cachette !"
"Faudrait voir à devenir un homme !
Et puis aussi,
une fois qu’on est un homme,
faudrait voir à redevenir
son enfant enfoui et perdu..."
Jésus 007
Cribas(pour le texte intégral)
mercredi 19 mars 2008
Elle ne pense qu'à ça ...
...la Parisienne !
Cliquez pour voir , mais ne fermez pas , pour ne pas casser le fil de ses pensées , revenez plutôt à la précédente !!
jeudi 13 mars 2008
Bris de débris
un point sur le cercle du Poète disparu ...
"Vraiment, quand je suis comme çà,
à remuer la merde au fond de ma tronche,
il n'y a plus qu'une seule chose qui m'aide.
Prendre une feuille de papier, un tube cracheur de haine,
et partir ainsi tout au fond du mensonge.
Je m'y enfonce les yeux fermés.
C'est comme çà d'ailleurs que je vis,
au contact de ceux qui semblent être mes semblables, le regard éteint. Invraisemblance??
Et n'allez pas croire - pour ceux qui me connaissent - que je reviens là avec mes jérémiades.
Je n'ai d'ailleurs jamais été triste de mon sort.
Je l'ai compris récemment.
Mon visage émacié, c'est vous.
Sans chercher à les comprendre j'ai commencé par les prendre
en pitié,mes semblables.
Mais j'ai fini par bien les haïr.
Puis j'ai saisi.
Chacun faisait de son mieux en fait....oui c'était çà.
Mais en tirant sur le plus de congénères possible.
Est-ce cela la fin?
La fin des temps ou simplement un temps défunt??
Un de mes grands sujets..
On commence à se bouffer entre nous..
Je disais donc qu'un jour...ou une nuit...j'ai compris.
Et là, tout net, j'ai bloqué.
Pourquoi?!
Je me suis réveillé.
Non, non, vous vous dormiez toujours.
Les yeux déroutés de leur "vague" j'ai dû me rendre à l'évidence...
Mes semblables formèrent autour de moi, et à perte de vue,
un boulevard Haussmann en période de fête.
Je ne pouvais plus faire un pas
sans voir un moi-même dans une vitrine d'euros dollars
convertis en francs.
Le luxueux, mais mystérieux regard fermé que je portais,
et qui m'avait toujours protégé de l'aveuglement,
se brisa en scintillant.
Mes différences effacées, j'étais perdu, j'étais semblable.
Vous me lisez et pensez qu'il y là des manières de misanthrope.
Vous avez raison.
Il est bon de penser un peu.
Vous me trouvez acide??
Mais si j'ai de la colère en moi,
est-elle inéluctablement dirigée contre vous?
Peut-être. On ne sait jamais où s'arrête ce qui ronge.
Voyez mon encre
qui envahit égoïstement les pores de ces quelques grammes d'Amazonie.
Peut-être est il préférable
que l'on cesse de verser et bercer dans ce style...
la poésie,
surtout quand elle s'autorise à s'afficher dans les rames de métro
est dangereuse pour vous et moi.
Çà nous relance
dans le sommeil du quotidien........
Je brûle sur une camel et j'oublie où j'en suis......Ah oui pfffff....
Je brûle sur une camel et j'oublie où j'en suis.....
Ah oui la ville était belle......
Sous tous ces cils rebelles....
J'étais perdu , j'étais semblable....
Je venais de vendre mon âme
au diable.............
Janvier 2002"
Ce texte de Cribas est antérieur à son premier blog Bris de débris .
Les photos ont été prises au Grand Palais
lors de l'exposition Monumenta d'Anselm Kiefer.
mardi 4 mars 2008
Et elle s'enrêve ...

Souvenirs d'enfance
(à une petite hélice)
Dis-moi petite
Où tu vas quand tu rêves ?
Je n’ai plus la frite
Depuis que ma vie j’en crève.
Dis-moi
C’est où la nature et les bois
Les enfants et le jeu ?
En mes ratures de sournois
J’efface mon écran peureux.
Toi tu sais
Moi je ne me souviens pas.
Quand tu sais
J’ai ma vie à l’aine
Et mon souffle est bien las.
J’ai ma vie pleine de bagues
Et mes amis
Au creux de mes vagues.
Ma mère est un souvenir
Étranglé par mes algues.
Ma haine je la partage
Avec mon enfant
Se noyant à la nage.
Dis-moi mon ange
Pourquoi je fuis
Mon âge en me singeant ?
Je ruine mon fort
À pas de géant
Je devine mon for
Et couine sur mon séant.
La vie est un mauvais philtre
La rancœur son ressort
Je m’abrite derrière mon filtre
Et mon âme de cador.
J’ai l’hélice coincée dans la portière
Je fulmine sur mon sort
Et j’ignore mon vice au feu vert.
Le sang de mes veines
Inonde mon arc-en-ciel.
Je fronde sans cesse
Mon humeur au levant
Mes démons dans l’onde me pressentent
Mon rhume se fait oppressant.
J’ai la vie comme un mythe
Cisaillant mon mors d’enfance
J’ai des rides plein ma vie
Et des rites qui me l’encensent
Dis-moi petite
Où tu vas quand tu rêves ?
Je n’ai plus la frite
Depuis que ma vie j’en crève.
Dis-moi
C’est où la nature et les bois
Les enfants et le jeu ?
En mes ratures de sournois
J’efface mon écran peureux.
Toi tu sais
Moi je ne me souviens pas.
Cribas 2006
lundi 25 février 2008
Du feu
non !
pas les cieux !
pas les idées lumineuses !
arrêter d'en forger
cela me fait si mal
aux yeux
arrêter de penser
aussi
et oublier le pire
et oublier de rire
et tout un tas de rimes en ir
juste
me laisser éblouir
sentir
Ffffff
un souffle de vie
et emporter le ciel
dans mes yeux fermés
Soleil masqué
regarder le soleil en face
en plein dans le masque
voir ses petits yeux briller
entre ses larges oreilles
pachydermes
sa trompe
qui aspire en s'effilochant
tous les rêves lumineux
naviguant
dans son quadrant
lui bombe un front bien sombre...
j'aurais bien préféré
ne rien savoir
ni de mes rêves
ni du temps
car la mémoire
ce masque
à travers lequel je regarde mon passé
la mémoire d'éléphant
ça trompe
énormément
jeudi 21 février 2008
Histoire à la Prév'air
Prendre d'abord un bocal
Avec un toit bleu ouvert
Prendre ensuite
Quelque chose de joli
Quelquechose de simple
Quelque chose de beau
Quelque chose d'utile
Pour l'oiseau
Placer ensuite le bocal en plein air
Dans les algues
Sur une plage
Se cacher derrière l'APN
Sans rien dire
Sans bouger...
Parfois l'oiseau arrive vite
Mais il peut aussi mettre de longues années
Avant de se décider .
Ne pas se décourager
Attendre
Attendre s'il le faut pendant des années
La vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
N'ayant aucun rapport
Avec la réussite du bocal.
Quand l'oiseau arrive
S'il arrive
Observer le plus profond silence
Attendre que l'oiseau se pose près du bocal.
Et quand il est posé
Mettre doucement dans le verre des coquillages
Des algues de couleur
Puis ajouter un à un
Quelques grains de sable
En ayant soin de ne pas toucher
Les bords du bocal.
Faire ensuite le portrait de l'arbre

En marquant la plus haute branche
D'une pierre blanche
Prendre aussi le vert feuillage
Et la fraîcheur du vent
La poussière du soleil
Et le bruit des vagues sur le sable d'hiver
Et puis attendre que les étoiles se décident à paraître .
Si elles ne viennent pas
C'est mauvais signe
Signe que le bocal est mauvais
Mais si elles viennent
C'est bon signe
Signe que vous pouvez fermer.
Alors vous posez tout doucement
Sur le bocal le bouchon hermétik
Et vous écrivez dessus
D'un air embrun "pour Monik"
mercredi 20 février 2008
Coeur de brume
Que puis-je être,
Le vent dans le dos ?
Qu’une cicatrice
Que j’ai cachée au soleil !
Mon cœur arraché,
Tous les jours un peu laid
Où l’aveu s’efforce dans l’éveil,
Où l’on entend ses bribes saccadées.
Que puis-je être
Avec la cicatrice que j'ai dans le dos ?
.
.
Que puis-je être d’autre
Qu’un homme sans cesse
Laissant son cœur au bord des fautes ?
Que puis-je faire
Tous les jours appelés
À vivre forts hors la veille ?
.
.
Que puis-je faire de mes hôtes
Remplaçant mon cœur arraché ?
Que puis-je être
Tournant le dos au soleil ?
Ma cicatrice toute séchée
Dissimulée au grand jour
D’un monde éloigné de toutes beautés.
Que puis-je faire
Mon néant à tout jamais
Plongé dans le regard vague
D’un Dieu à tout défaire ?
Que puis-je être d’autre,
Même à gorge déployée,
Qu’une petite colère dans la fête ?
.
Qu’un homme rongé de la tête aux pieds ?
Où puis-je m’adresser à Jésus,
À son père le dément ?
Où puis-je déverser mon rhésus
Le trop-plein de mon sang ?
Que puis-je être sinon un homme
Renversé, souffrant de son rang ?
.
Que puis-je dire encore,
Ma voix criarde à la fenêtre
Mon nom planté sur le palier ?
Que puis-je emprunter maintenant
Sinon l’escalier
Pour le redescendre sans alliés
Comme à l’âge où j’y montais ?
Que puis-je être,
Le vent dans les yeux ?
Qu’une cicatrice
Que j’ai cachée au soleil !
Que puis-je hurler à Dieu le Dément ?
Tout mon démon avec véhémence !
Son fils, son vice en entête !
La colère du poète !
Que puis-je être d’autre,
Même à gorge déployée,
Qu’une petite colère dans la fête ?
Un homme rongé des pieds à la tête !
La colère des poètes !
.
.
Cribas 21.09.2006
A-voir
église Saint-Séverin Paris
6 : 22
L'oeil est la lampe du corps. Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera éclairé;
6 : 23
mais si ton oeil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres !
vendredi 8 février 2008
Sea of serenity















































































